My God, une chance que je crois pas en Dieu!

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La religion. D’où je me tiens, on dirait qu’on se met en souffrance au nom de Dieu depuis que le monde est monde. Pis même sur ça, les humains s’obstinent : depuis quand le monde est monde? Pis ce qui me scie le testament en deux, c’est que, dans le fond, les doctrines et les dogmes prônent pas mal toutes la même ostie d’affaire : «Aimons nous pis essayons de pas trop fucker notre société, ok?»

Issue de la queue de la révolution tranquille et du ventre du féminisme, je fais partie de la première batch de « pas baptisés ». Donc, enfant, on a demandé à mon professeur de me faire quitter la classe quand le cours de catéchèse commençait. J’haïssais être suivie des yeux par les autres pendant que je descendais à la bibliothèque. J’me sentais seule, jugée et crucifiée. Quand je regarde ça aujourd’hui, je réalise que mes camarades devaient me jalouser de pouvoir dévorer des Astérix pendant qu’ils marmonnaient le Pater Noster.

Bref, moi, j’tais ben curieuse de pourquoi je pouvais pas faire parti du Club à Jésus. Pourquoi je pouvais pas me déguiser en mariée full meringue pis faire ma communion comme les autres? Tranquillement pas vite, on a eu des cours de morale où j’ai appris que Léo et Léa sont gentils de rendre le portefeuille trouvé par terre. Pis, plus vieille, y’a eu les cours d’enseignement religieux où Ibrahim et Consuela sont gentils d’avoir rendu le fucking portefeuille. Quelque chose dans le genre… j’écoutais pas vraiment. J’étais trop occupée à lire en d’sous de mon pupitre.

J’lisais pas juste des bédés. J’me suis tapée, p’tits bouts plates par p’tits bouts intéressants, la Bible, le Coran, le Testament, la Torah pis Martha Stewart’s Living. J’ai tripé sur les divinités amérindiennes, égyptiennes, grecques, aztèques et celles de Victoria Secret… En gros, j’ai remarqué que plus un peuple avait de déités, plus il était pacifique et plus une religion était monothéiste, plus on était prêt à te pèter la gueule en p’tit martyr de plâtre pour que tu adhère au Dieu unique.

Où est-ce que les convictions chient dans l’eau bénite, c’est quand ça vire extrémiste, quand ça tourne God Zilla. Au nom d’Allah, je t’explose! Au nom de Satan, je te Manson! Au nom du Père, je te pédophile! Au nom de YHWH, je te givre le YWCA! Au nom de Ras Tafari, je te passe le joint. Au nom du ciel, je t’ordonne de faire ta chambre! Toutes ces guerres et inquisitions, tout ce sang répandu, c’est pas de la religion, c’est de la politique, de la « Théocratie tu ne crois pas, tu meurs».

Paradoxalement, même si je suis païenne, je peux vous jurer sur la bible que j’suis judéo chrétienne à m’en faire couler le mea maxima culpa. Je fonctionne aux « J’le mérite pas » pis « Ça va trop bien, j’attends la brique » comme toute bonne québéco-irish. My God, une chance que je crois pas en Dieu, sinon, j’aurais de la corne sur les épaules à force d’autoflagellations.

Anyway, moi, je fréquente l’église de la SOUCHE : la Science Onirique Universelle des Chaos et des Harmonies Éphémères. Et j’ai envie de partager la bonne parole : Live and let live. Love and let love.

Parce que, en vérité, je vous le dis : j’suis p’t’être pas croyante, mais j’ai la foi. J’ai la foi en tabarnak…

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