J’aime pas.

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J’aime pas quand c’est l’envie de pisser qui me sort de mon lit. J’aime pas faire pitié, avoir tort et le patchouli. Quand le miroir me fait peur avec ses poches et ses plis. Quand le mouchoir sèche mes pleurs, c’est moche et peu joli. J’aime pas quand ma douche joue à chaud-frette dans mon dos ou quand mes cheveux sont en folie. J’aime pas les mouches, les carpettes, les pédos, les baveux et les malpolis.

J’aime pas quand ma machine niaise avec mon café. J’aime pas l’Ovaltine, j’aime pas le thé. Quand faut que je baratine en début de matinée. J’aime pas non plus quand faut que je patine entre les responsabilités. Quand ça s’agglutine sur mon calendrier. Quand je fulmine avant même d’être réveillée. J’aime pas qu’on s’obstine, j’aime pas me chicaner. J’aime pas qu’on me tartine quand j’ai pas encore déjeuné.

J’aime pas les pépins d’orange mais j’aime les cracher en visant vers les vidanges. J’aime pas quand je rate. J’aime pas les piqûres qui démangent, j’aime pas quand ça me gratte. Quand j’suis insécure, ça me mélange et me rend plate. J’aime pas si je dérange, si je fais dur ou tombe sur la tomate.  J’aime pas qu’un crétin étrange vienne vider ma Visa volée, j’aime pas les pirates. Et j’aime pas quand les petits pois se mélangent avec les patates.

J’aime pas Tokarski depuis le début, j’aime pas la défaite. J’aime pas me faire compter des buts, j’aime pas me faire conter fleurette. J’aime pas les glaçons dans mon whisky, ça dilue et m’embête. Quand les acteurs imbus citent Stanislavski, j’aime pas.  Avoir à chanter «Bonne fête», peu importe c’est pour qui, j’aime pas. Ho, et j’aime pas tant que ça l’arrivée de Chris Ackie chez les Alouettes, je regrette.

J’aime pas quand une personne me parle comme si elle était plus intelligente que moi. Surtout quand c’est vrai. J’aime pas quand j’suis grognonne, j’aime pas être impatiente, j’aime pas ma soupe au lait. J’aime pas quand mon cell sonne et que c’est une fatigante qui veut me vendre de quoi. Surtout des forfaits. J’aime pas quand on me klaxonne, la circulation lente et les à-peu-près. J’aime pas les Minions, les matantes et les secrets.

J’aime pas quand je me casse un ongle ou que je me frappe le crâne sur une armoire. J’aime pas les nuits qui jonglent ou les rendez-vous qui foirent. J’aime pas quand je passe pour âne ou pour poire. Quand l’attente est longue, quand c’est sans espoir. J’aime pas les coiffures oblongues, les insultes en filigrane, les pertes de mémoire. J’aime pas la crasse, les tongs dans la craque,  les mythomanes et quand y’a plus rien à boire.

J’aime pas me faire dire que c’est normal pour mon âge, j’aime pas vieillir. J’aime pas voir mourir. J’aime pas quand ça tire, quand ça fait mal dans ma cage. J’aime pas subir, j’aime pas obéir. J’aime pas le kéfir, les infections vaginales et les sondages.  J’aime pas vomir, être asociale et le magasinage. J’aime pas faire des ménages, ni en détruire.  J’aime pas avoir raté mon mariage, j’aime pas faire souffrir.

Mais d’abord et avant tout, parce qu’il y a encore des trous partout qui laissent passer le jour, j’aime pas ne plus oser l’amour, le cœur qui flanche, qui montre patte blanche, qui surfe l’avalanche. J’aime pas ne plus sentir la foudre qui se déclenche.

Ça, j’aime pas.

Je dirais même que j’haïs ça.

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«Bonjour-Hi!», une Plateauzoïde à Èndiidjii.

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La première chose qui me frappe quand je déballe mes boîtes dans Notre-Dame-de-Grâce, c’est comment je me sens dans une autre ville. Je dirais même, un autre pays. Mon premier flash : j’suis à New-York. Les escaliers de secours en métal qui longent les buildings un brin art déco, l’épicerie coréenne qui se frotte l’épaule à la pâtisserie polonaise, les Noirs, les Blancs, les pauvres, les riches… Ouan, j’me sens comme à New-York, mais sans la violente odeur de pisse.

Au contraire, c’est propre en p’tit  British à fesses serrées, ici. Les parcs sont impeccables et les trottoirs, balayés. Je me demande bien où ils mettent leurs itinérants. J’en vois pas un à la ronde. C’est louche… Y’a peut-être le gars soûl, juste là, qui pourrait passer pour…  mais non, les sans-abris n’ont pas de Yorkshires.

D’ailleurs, on aime beaucoup les chiens dans mon nouveau chez-moi. De ma station de métro à mon appartement, je compte quatre magasins de gugusses à pitous, deux vétérinaires, une boutique de toilettage pis une garderie. Pas un chenil, une fucking garderie. Y’a des dessins aux murs et des jeux au sol. On les promène en laisse à la paire, dans le creux de son coude en sacoche ou, mieux encore, dans une poussette avec des fleurs. Pis pas un tas de merde en vue. Fascinant.

Ce qui me désoriente de joie, c’est la diversité qui m’entoure. Ça me change de Hipster City où même les immigrants finissent par porter un chandail rayé, des lunettes en rectangles pis des flip-flops. Non, Ici, c’est un patchwork d’ethnies assumées, un festival de couleurs, d’épices, de styles et de religions. Et personne qui se fait chier avec ça.

Au feu rouge attendent votre humble scribouilleuse pâle et moulée comme d’hab, une noire bleutée en djellaba enturbannée flash, un celte roux en wife-beater qui a vu de meilleurs jours, une snob française griffée qui jase avec sa copine en hijab et un Greyhound qui tire son propriétaire, un homosexuel avec une mauvaise permanente. Quand le p’tit bonhomme lumineux apparaît, on se met en branle et on croise un asiatique aux cheveux trop luisant, une grosse avec les boules à l’air et un juif hassidique qui porte sa fillette sur ses épaules.

Ce qui me frappe le plus, en les observant aller tout le monde, c’est la tolérance. Tolérance envers la différence, indulgence envers les autres façons d’être et de faire. C’est sûr, j’imagine, que la bourgeoise wasp tripe pas full quand elle passe entre les cinq haïtiens qui parlent trop fort, mais je ressens pas la tension et l’inconfort ethnique que je retrouve dans les quartiers québécois francophones.

Vous savez, les phrases par en dessous, les lèvres qui trahissent un dégoût, les regards sous-entendus, les référendums ratés de peu en travers de la gorge, les freak-outs sur l’ostentatoire, les commissions de salon à savoir si les étrangers vont tout’ faire sauter ou carrément les «R’tourne-donc chez-vous maudit… (Insérer race erronée)»

Fait que, je suis stimulée par la variété visuelle, olfactive et gustative. Se succèdent les boutiques et restaurants qui me vendent du halal, du punjabi, des pastas, des berliners, du kosher pas cher, de la banane plantain et du bubble tea. Et tout ça, en français.

Oui, ici, tout est d’abord en français. L’affichage et la langue. «Bonjour-Hi!» qu’ils disent. Là, tu parles pis on te répond en conséquence. Avec un accent, souvent. Entre eux autres, ça jase libanais, africains ou vietnamien, mais ça converse toujours dans ta langue, française ou anglaise.

On s’entend que dans la feuille de chou du coin, «The Suburban»,  y’a une légère propagande anglo parano qui me fronce les sourcils, que rares sont les Caisses Desjardins ou le fleurdelisé et que la poutine goûte bizarre, mais le français est bel et bien vivant à NDG.

J’suis bien ici, dans mon ailleurs familier. J’suis en en visite dans mon pays, le Québec, dans mon quartier, le Canada, dans ma rue, la planète.

Les vampires.

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Pour certains, c’est au contact de l’autre que leur puits d’énergie se remplit. Ils sont heureux quand ils ont les dents qui trempent dedans. Pour d’autres, c’est le contraire, la fontaine se vide ti-peu par ti-peu au contact de leurs prochains. Et pour quelques uns d’entre-nous, la batterie est à terre après seulement une conversation avec le facteur ou une session de frotte la bedaine et lance le bout de bois dégueulasse avec un molosse.

Pour ces gens-là, des textos envoyés par un ami les mettant au courant de l’achat de nouveaux pneus ou qu’une abeille est rentrée chez eux mais que là, ok, c’est beau, ça leur draine le système nerveux même si y’aiment l’ami pis toute.

Pour eux, la relation avec une personne qui est incapable de silence peut les tuer à feu doux. Ils sentiront le son de la voix ininterrompue qui carrouselle et vilebrequine en grugeant lentement un trou dans l’échine quelques part entre les omoplates. Jusqu’à ce que, dans leur crâne assourdi, ils se répètent en mantra «Ta yeuule, mais la ferme-tu ta yeuuule?»

Avec d’autre, le suçage de leur essence sera plus subtile. Ça se situera au niveau des insécurités. Oui, oui, j’ai aimé notre soirée country, c’était super. Oui, oui, tes pétoncles sont délicieux! Arrête, t’as pas engraissé d’une livre, pis ça te fait bien, anyway! !

Pour ceux qui ont une cuve de vitalité grosse comme un dé à coudre, ça se peut qu’ils veuillent demeurer devant la télé éteinte sans voir ni parler à personne pendant deux semaines après un 5 à 7 bien garni le jeudi.

Un rien les épuise et pour longtemps. Juste quelqu’un qui tient une conversation trop près de leur visage peut provoquer un écoulement d’énergie le long de la jambe jusqu’à faire un rond sur le prélart.

Si vous faites partie des ces gens-là, y’a qu’une solution : apprenez à refuser l’accès au puits à vos suceurs. D’abord, ils le savent peut être pas qu’ils vous assèchent si vous agissez en hypocrites et feignez la joie de les fréquenter.

En étant honnête avec eux, au pire, ils seront fâchés contre vous et ils vont sortir enfin de votre vie. Fait que, win win. Bref, si ça vous tente pas de vous taper en gang le prochain «Mall Cop» avec l’hilarant Kevin James, ouvrez votre bouche et formez ce son : «Non».

Et ensuite, un peu plus dur à faire : dites pourquoi. Et dites la vérité.

Non, merci, mais j’irai pas au baptême de ton enfant. Pourquoi? Parce que je t’ai rencontré le mois passé pis j’te connais pas, ma belle.

Non, j’ai pas envie de te taper les fesses avec une palette de ping-pong. Pourquoi? Parce que ça me fait perdre un peu plus de respect envers toi. Ça te dérange pas? Ben, moi oui.

Non, je l’écrirai pas ton scénario gratis parce que l’idée est trippante. Pourquoi? Parce que tout ce que tu veux faire c’est fumer des bats en gesticulant dans les airs plutôt que sur le clavier.

Non, j’irai pas courir avec toi autour du bloc. Pourquoi? Parce que je coure pas. Pis quand je coure, je coure toute seule. Pis si je coure pas toute seule, c’est qu’y’a un fou qui me veut du mal.

Non, j’suis pas curieuse de savoir comment tu fais tes patates pilées. Pourquoi? Parce que si ça m’intéressait, je te demanderais, «Heille, comment tu fais ça, tes patates pilées?».

Non, j’irai pas. Je sais que c’est Noël pis que ça fait longtemps, mais non. Pourquoi? Parce que vous me manquez pas. C’est bête en crisse, mais c’est d’même. Allô? Allô?

Vous allez remarquer que votre citerne va se remplir assez vite. Et c’est là que vous appelez vos siphons préférés : le bon chum qui vous tape l’épaule à chacune de ses jokes ou bedon l’extrovertie qui lance des «Woohoo!» quand c’est sa toune, pis après ça, vous devriez être correct pour un autre bon bout.

Dire non et dire la vérité vont vous coûter des amis. N’en doutez pas. J’veux dire, vous gagnerez pas en popularité. Mais vous voulez être tranquille? Fait que, c’est ça, vous allez l’être.

Ceci-dit, il faut réaliser qu’on est tous le suceur d’énergie de quelqu’un. Acceptez qu’on vous dise non à vous aussi. Et surtout, acceptez qu’on vous dise pourquoi. Ça peut pincer. J’vous avertis.

Voilà mon conseil de la semaine. Vous en faites ce que vous voulez. J’ai passé assez de temps avec vous, je vous laisse. Pourquoi? Parce que je veux aller marcher au soleil plutôt que de vous écrire.

Je vais aussi demander à mon garçon si ça lui tente de m’accompagner à l’exposition de Rodin… C’est sûr qu’il va dire oui, quoi de plus plaisant qu’une sortie avec maman?

Poupée.

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Je la connais depuis que j’ai sept ans. Elle est arrivée dans ma vie dans le sous-sol d’un dépanneur…

J’étais descendue avec le monsieur parce que Caramel, sa chatte, venait d’avoir enfin ses bébés. J’ai caressé les chatons à têtes lourdes et aveugles avec le bout de mon index, accroupie dans ma robe soleil bleue marine avec une poche en forme de pomme rouge. Quand je me suis retournée sur le pénis du monsieur, j’me suis sauvée vite, vite, vite en haut, en haut. J’me suis accrochée au cordon en métal de l’ampoule et j’ai laissé Poupée se faire violer à ma place.

Je l’ai appelé Poupée parce que c’est en plein de ça qu’elle avait l’air d’où je me tenais, couchée sur le plancher, à côté de la litière, désarticulée, la bouche entrouverte dans un O parfait, un œil ouvert et l’autre fermé par la giclée de sperme. J’ai laissé le monsieur essuyer le visage de Poupée avec son tablier qui sentait le steak haché. Il pleurait. Il tremblait. Il a offert un chaton à Poupée. J’ai quitté mon perchoir, intéressée. On avait goût de prendre le p’tit gris, mais on a eu peur de se faire chicaner si on en ramenait un à la maison, fait qu’on a dit non merci et on est rentré chez-moi.

À partir de ce moment-là, j’ai préféré laisser Poupée dealer avec ce qui me déplaisait. De toute façon, on avait tellement de plaisir avec elle. Elle était souple, résiliente et apte à plaire. On pouvait être sûr que si on quittait la maison, Poupée serait exactement là où on l’avait laissée. Et si on la rabrouait, la secouait, la jetait dans un coin, elle se laissait faire, muette. Moi, je me tenais bien en sécurité les pieds au chaud sur mon ampoule à regarder les gens jouer avec ma Poupée.

On lui a peint les ongles, éliminé les poils, on lui a interdit de se couper les cheveux, on les lui a teints, on lui a arraché les sourcils et allongé les cils. On l’a exhibée fièrement à ses chums pour montrer comme elle est belle ma blonde, han? J’ai toujours trouvé qu’elle avait plus de valeur que moi, plus de pouvoir. Elle faisait une moue charnue et hop, Poupée avait ce qu’elle désirait. Moi, quand j’ouvrais ma boîte, on disait que j’étais bitche, que j’étais agressive, alors, je retournais tranquille dans mon coin tandis que ma doublure grimée se faisait bafouer.

On se regardait souvent dans ces moments-là, elle et moi. Surtout à l’époque où les coïts étaient pécuniaires. On se lâchait pas des yeux, on se mesurait, son crâne qui cognait sur la tête de lit et moi qui me balançait à la corde du store vénitien. Elle était bien gentille de faire tout ça pour moi. Poupée me tendait les billets froissés, je les empochais et je lui promettais une crème glacée pour elle et un scotch pour moi.

Mais au fil du temps, Poupée s’est mise à me devenir lourde. Je prenais de plus en plus ma place. Les gens étaient surpris par ma violence verbale qui goûtait terriblement amer. J’en avais assez qu’elle dise oui à tout et à tous. C’était elle l’adorable et moi, j’étais la méchante, la frue. Elle devenait dangereuse puisque les gens se faisaient une idée biaisée basée sur la catin que j’envoyais au front depuis trop longtemps. Lentement, l’envie de m’en débarrasser s’est mise à m’envahir en vagues assassines. Je sentais que, bien qu’elle m’eut sauvé de la folie au fond de ce dépanneur, cet été fin soixante-dix, elle allait être maintenant ma perte si je ne m’en séparais pas bientôt. J’avais des ambitions. Et elle n’en faisait pas partie.

Un soir, alors qu’elle vaquait à ses obligations féminines, les pieds serrés dans ses talons de salopes que les hommes affectionnent tant, on lui ordonna encore quelque chose qui nous humiliait toutes les deux. Poupée allait s’exécuter comme d’habitude. Je me suis rendue jusqu’à elle et je lui ai murmuré : «Refuse». Elle ne comprenait pas. «Refuse!» que je répétais. Elle me sourit tristement. Elle ne pouvait pas. Elle ne savait pas comment. Poupée a donc continué à faire ce qu’on attendait d’elle. J’étais furieuse.

J’ai attendu que la maisonnée dorme profondément pour faire mes valises comme une voleuse, comme une désespérée qui ne sait pas où elle s’en va. Je jetais tout pêle-mêle, les souvenirs, les déceptions, les regrets. J’ai rien pris des accessoires de Poupée. Là où elle allait, elle n’en aurait pas besoin. Je l’ai réveillé et lui ai fais croire à une surprise dans notre jardin secret. Elle m’a suivi, confiante, sans voir que je cachais un couteau dans le repli de ma jupe.

La lame s’est enfoncée facilement. Un, deux, trois, quatre…  Poupée est tombée au sol. Cinq, six, sept, huit…  Mes narines faisaient des bulles de morve. Je pense que Poupée n’était déjà plus là. Neuf, dix, onze, douze… Le sang faisait glisser mes mains sur la garde et me couper sur le fil. Treize, quatorze, quinze, seize…  Poupée n’a jamais eu le temps de comprendre pourquoi je devais la tuer pour commencer à vivre. Dix-sept. Dix-huit. Dix-neuf… À vingt, je me suis arrêtée et j’ai caressé les longs cheveux roux de Poupée une dernière fois.

J’ai lancé de la terre sur la bouillie qui m’avait servi de bouclier de chair pendant toute mon enfance et une si grande partie de mon existence en tant qu’adulte. J’ai titubé bien loin de mon potager où le bout d’une chaussure vernie dépassait encore. J’ai rasé ma nuque et me suis cachée dans un trou, terrorisée de faire face au monde, seule, nue, sans fard, ni artifice.

Le vide laissé par Poupée m’as rendu folle pendant 550 jours et 550 nuits. Elle n’est plus là pour se mettre entre moi et la douleur, la colère, la terreur, l’abus que je me suis laissé infliger, comme si c’était plus confortable que la confrontation. Je dois revisiter tout depuis ce viol de moi, enfant. Et je n’ai rien d’autre pour guérir que mon fiel et mes gémissements qui sortent aux bouts de mes doigts et qui mitraillent mon clavier dans le noir.

Mais j’ai tout de même remarqué qu’à l’endroit où Poupée gît, de jolis lobélies bleues ont commencé à fleurir…