La blessure zéro.

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Vous avez un ego fragile? Alors, y’a de très grandes chances que vous viviez mal vos peines d’amour. Et je peux peut-être vous aider avec ça. Je précise «ego»,  parce qu’on le prend personnel, direct dans le sternum quand, souvent, ce n’est pas vraiment nous, c’est simplement l’autre qui veut rien savoir de nous. Nuance.

J’ai eu, dans une vie passée, un chagrin d’amour à m’en fendre l’atome. J’ai feulé comme une bête avec une balle de douze dans le flanc, la patte qui tressaille à chaque battement. J’ai mouillé le plancher de sanglots et de «pourquoi?». Mes larmes ont traversé les lattes, goutte à goutte,  pour aller former une croûte de sel sur le tapis de bain du voisin d’en dessous.

Penser mourir de douleur… Penser ne jamais s’en remettre. Penser se trancher les poignets sur le perron du libéré de toi,  juste pour que ça l’écœure de devoir nettoyer les mots «Je t’haïs de pas m’aimer» tracés à l’hémoglobine caillée.

La violence inouïe de la femme lésée. La douleur du rejet à en s’en tordre, à hurler, à supplier les forces du mal. Morver entre ses genoux en analysant comment le «ravoir». Se taper les phrases toutes faites des copines,  têtes sur le côté, mains sur la poitrine.

Pitié! Arrêtez de me citer Paolo Coelho! Moi, on me baise un temps et on me jette là, parce que j’suis une demie folle intense. Ou bien, on m’aime passionnément,  je n’y crois pas vraiment et je me sauve comme une voleuse. C’est l’un ou l’autre.

Un soir, je me tapais l’émission «The Batchelor» (s’il-vous-plaît, on ne me juge pas lorsque je me révèle) et j’observais le spectacle désolant des poules qui en perdent leurs faux-cils d’être évincées, et là, clic, j’ai allumé : Les petites filles et leurs Daddy issues… Aussi évident qu’un cigare dans la gueule de Freud…

La blessure zéro. Celle qui fait que je compose avec le rejet aussi gracieusement que Kanye West perd aux Grammys. Je savais que j’avais des crottes d’enfance, je suis folle, pas sotte.  Mais,  d’un coup, l’épiphanie : Le bobo d’ego! L’abandon d’un père et l’obsession qui s’en est découlée.

En rupture, je ne suis pas tant amoureuse, qu’orgueilleuse.  C’est ma fierté qui en prend pour son rhume, rien de plus. Je me suis gourmandé «Ha, okéééé… ben calme-toi la grosse souffrance, d’abord!». Puis j’ai rapidement changé de poste pour regarder le hockey.

Bref, chers éclopés de la séparation, gardez en tête qu’il est important de rassurer son enfant intérieur en lui murmurant doucement «Reviens-en!  C’est tellement pas à propos de toi ce qui arrive!»

Ça garde un plancher sec, un esprit clair et un cœur qui pompe le sang dans des veines qui ne seront pas tranchées pour personne.

 

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15 réflexions sur “La blessure zéro.

  1. Bon ben là-là, y’a un bookmark qui vient de se faire mettre dans l’cossin à bookmark. Ça sent bon ton truc! Ça se lit comme du Haagen-Dazs qu’on bouffe sans culpabilité direct dans l’pot, deboute à côté du congel à 2h du mat, question d’oublier la veille et de se coucher dans l’ivresse saveur Cookie Dough… I’ll be back! 😉

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