Être bourrée de bonnes intentions et de Merlot.

 

Drinking

Boire pour célébrer, pour oublier, pour allez, juste un dernier! Pour me donner du courage, pour désinfecter mes plaies ou parce que c’est le last call. M’abreuver entre amis. Siroter seule. Boire.

Je couine à la Marilyn quand le bouchon d’une bouteille de bulles bien brutes fait Pop! Mon ivresse débute dès le glou-glou-glou-tshhiiiiii dans la flûte enchantée. Mais je ne me limite pas qu’au champagne. J’apprécie aussi la brûlure du Scotch qui me chiffonne le visage. Puis, un Merlot après le boulot, à même le goulot, ça décape une épaisseur de stress, mes amis.

Mon poison en société, c’est le gin tonic «Bombay Sapphire»… Délicieux, hydratant et une super unité de mesure d’ébriété : lorsque je suis rendue à commander au barman un « Bombéille Chafailleyeurwe», je sais qu’il faut prendre une pause.

Être grise, ronde, chaudasse, feeling, pompette, j’adore. Je surfe le buzz, la face coincée à «contente». Ceci-dit, virer une brosse qui te part d’éméchée à dépeignée, le flou qui louche, la démarche qui houle et la tête dans la cuvette à jurer que Jésus plus jamais je le jure, j’aime moins. Beaucoup moins.

Heureusement, une québéco-irish comme votre humble scribe, c’est capable de trinquer en p’tits shooters tapés sur le zinc avant de se rendre malade. C’est pourquoi je me fais chier quand mon côté judéo-chrétien me rappelle régulièrement qu’il faudrait que j’arrête la boisson. Que je ralentisse, du moins.  Vous savez, ma santé et tout, et tout…  Vous savez.

Maintenant, dites ça aux gens, voir, que vous arrêtez la picole. Les réactions seront rarement de soutien.

«Je savais pas que t’avais un problème!»,

«Nooon! J’avais acheté une bonne bouteille! Tu veux pas commencer demain?»,

«Dommage, je pensais faire le party à soir.»,

«C’est bien que tu prennes soin de toi!» *Soupire en remettant les coupes dans l’armoire* «Je boirai pas non plus, d’abord…»

Bref, quand on décide d’économiser son foie, on déçoit.

À leur défense, sobre, je suis possiblement aussi ennuyante qu’un Perrier avec du steak, alors…

Alors, tant pis, je bois. Pas systématiquement comme Boris, mais quand même, je m’arrange pour chercher les occasions pour tanguer, chalouper ou, à la rigueur, rigoler plus qu’il ne faudrait. Je dois m’automédicamenter d’une façon ou d’une autre, alors… La vie à jeun, avec mes yeux qui voient clair, qui voient à travers, qui voient dans le noir, ça m’est souvent insupportable. Tous ces démons aux ongles longs, tapis dans mon grenier, qui n’attendent que ça, que je redevienne consciente pour faire mal… Non.

Non.

C’est non.

Aussi bien me torpiller le caisson.

Et c’est pas comme si je voyais la vie en cirrhose, quand même! Pffffttt! La vie en cirrhose… Ha! Ha! Ha!

Je m’en vais où avec ça, moi, là…?

Ha, oui! Santé Canada dit à la télé que les femmes ne doivent pas prendre plus de deux verres d’alcool par jour.

Je suis désolée, mais au bout de deux verres, je commence à peine à sentir quelque chose, alors, han? Je les emmerde.

Santé Canada! Tchin Tchin! Sláinte! Prost! Salute! Bottoms up!

Pardon. Je sais pas pourquoi je vous raconte ça…  Je voudrais bien vous parler des Syriens, de Donald Trump ou des pipelines, mais ça me déprime.

Et quand je déprime…

Enfin… vous savez…

Hic!

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4 réflexions sur “Être bourrée de bonnes intentions et de Merlot.

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